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28 juillet 2026

«Le détenu Sarkozy dans un quartier VIP» : une magistrate recadrée par le ministère de la Justice après ses propos sur l’ancien président

Un rappel au devoir de réserve

Le ton du porte-parole s’est encore durci lorsqu’il a rappelé à la magistrate le devoir de réserve et de neutralité inhérent à sa fonction. “N’hésitez pas à faire preuve de la mesure qui accompagne le devoir de réserve”, a-t-il insisté, tout en corrigeant une autre affirmation de la juge : “La France n’a jamais été condamnée par la CEDH pour des actes de torture.” Ce recadrage public, rare entre deux institutions censées coopérer, illustre les crispations profondes entre magistrats et exécutif depuis le début de cette affaire.

Une détention exceptionnelle et controversée

Condamné le 25 septembre à cinq ans de prison dont une partie ferme, Nicolas Sarkozy a été reconnu coupable d’association de malfaiteurs dans l’affaire du financement libyen, mais relaxé des charges de corruption et de financement illégal de campagne. L’ancien président, accompagné par ses avocats Jean-Michel Darrois et Christophe Ingrain, a immédiatement déposé une demande de mise en liberté. Pour les juges, son incarcération immédiate était justifiée par la “gravité exceptionnelle” des faits. Pour lui, elle serait motivée par “la haine”.

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