Une comparaison lourde de sens

Avec le recul, la comédienne regrette de ne pas avoir été mieux conseillée. Elle cite le parcours de Jodie Foster, qui a choisi de se dévoiler plus tard dans sa carrière. Muriel Robin, elle, a parlé tôt, trop tôt peut-être, et en a payé le prix. Derrière cette mise à l’écart, un désir simple et douloureux : être choisie, reconnue, prise par la main et emmenée « quelque part ».
C’est dans ce contexte que s’inscrit son retour à l’écran avec La Pire mère au monde. Un rôle qui résonne intimement avec son histoire personnelle, notamment sa relation à la figure maternelle. Muriel Robin y incarne une mère incapable d’exprimer l’amour, dure en apparence, blessée en profondeur. Un personnage qu’elle comprend instinctivement.
