Un argumentaire fondé sur la protection de l’enfance
Pour défendre ce dispositif, Laurent Wauquiez met en avant la notion de vulnérabilité des mineures. Selon lui, « le voilement d’une enfant » reviendrait à inculquer des idées incompatibles avec les principes d’égalité entre les sexes, en suggérant notamment que la chevelure féminine serait source d’attirance et de responsabilité. Cette vision, considère-t-il, heurte le modèle éducatif français et justifie l’intervention du législateur pour consolider les valeurs communes.
Compléter la loi de 2010

La proposition vise à modifier l’article 1 de la loi du 11 octobre 2010, qui encadre la dissimulation du visage dans l’espace public. Le texte introduirait une interdiction nouvelle : empêcher un parent « de contraindre ou d’autoriser » sa fille mineure à porter le voile dans l’espace public, créant ainsi une responsabilité explicite. Pour Wauquiez, il s’agit du « devoir des législateurs » de garantir l’intégrité des principes républicains face à ce qu’il considère comme un recul des droits des femmes.
Une prise de position récurrente pour Laurent Wauquiez
Ce n’est pas la première fois que le député LR s’illustre sur ce sujet hautement sensible. Lors d’un petit-déjeuner de travail tenu en avril dernier, il s’était déjà opposé fermement à François Bayrou au sujet du port du voile dans le sport. Wauquiez plaidait pour une interdiction totale lors des pratiques sportives, tandis que l’ancien Premier ministre mettait en garde contre les risques de stigmatisation d’une partie de la population musulmane. Ce nouvel épisode confirme une ligne politique assumée, axée sur l’autorité et la défense des repères républicains.
