
Sur ses réseaux sociaux, peu après le décès, il avait d’ailleurs partagé un texte empreint de poésie et de gravité, évoquant la profondeur de cet amour filial que l’on mesure pleinement au moment de la perte. Des mots sobres, mais chargés d’une immense douleur, qui avaient touché de nombreux téléspectateurs.
Au moment du décès de sa mère, Laurent Luyat était en pleine couverture de Roland-Garros, l’un des événements sportifs les plus exigeants de l’année. Il reconnaît aujourd’hui qu’il aurait sans doute dû s’arrêter, mais il n’a quitté l’antenne que deux jours, le temps de faire face à l’essentiel.
Il a tenu à assurer la présentation des finales, expliquant ce choix par un besoin presque vital de rester en mouvement. Sans ce cadre professionnel, confie-t-il, il se serait laissé envahir par la tristesse, incapable de penser à autre chose que son chagrin.

Le travail comme refuge face à la douleur
Pour Laurent Luyat, continuer à présenter l’événement sportif a joué un rôle salvateur. Échanger avec les équipes, parler aux invités, rester dans l’action, tout cela l’a aidé à traverser l’épreuve. Il compare cette attitude à celle des artistes qui montent sur scène malgré la peine, trouvant dans leur art une forme de respiration.
Ce choix, loin d’être une fuite, apparaît comme un mécanisme de survie. Le direct, la concentration et la relation aux autres lui ont permis de tenir, dans un moment où l’intime menaçait de tout submerger.
