
Invitée sur France Inter, la fille de Johnny Hallyday et Nathalie Baye livre un témoignage intime sur sa reconstruction et sur la sérénité qu’elle a enfin trouvée. Laura Smet a révélé le 8 septembre dernier n’avoir pas touché une goutte d’alcool depuis plus de dix ans, une décision radicale qu’elle attribue à des excès vécus dans sa vingtaine. Invitée dans la matinale de France Inter, elle est revenue sur ce tournant : « Je pense que l’alcool, quand on ne va pas bien, est un cercle vicieux pour aller encore moins bien. » Après quelques expériences douloureuses, elle a décidé de tout arrêter, affirmant que sa vie « a changé catégoriquement » et qu’elle se sent aujourd’hui « plus centrée et alignée » avec elle-même.
Un succès précoce difficile à gérer

La comédienne, actuellement à l’affiche de la fiction Surface sur France 2, incarne une capitaine de police défigurée et aux prises avec l’alcoolisme, un rôle qui a fait écho à sa propre histoire. Elle a confié qu’à 20 ans, après le succès du film Les Corps impatients en 2003, elle s’était sentie dépassée : « J’ai été très protégée et d’un seul coup, boum ! Et c’est arrivé… Je n’avais pas cette carapace-là quand j’avais 20 ou 21 ans. » Elle admet s’être « laissée emporter » par certaines dérives avant de « refermer [ses] cicatrices » grâce à l’acceptation et la compréhension de ses blessures.
Une enfance sous le feu des projecteurs

Évoquant son parcours personnel, Laura Smet est aussi revenue sur les pressions liées à la célébrité de ses parents, Nathalie Baye et Johnny Hallyday. « Ce n’est pas à l’intérieur de ma famille où c’était particulier parce que j’étais totalement normale et j’ai eu une éducation totalement normale », a-t-elle expliqué. Mais elle a aussi confié avoir souffert des jugements extérieurs : « Ce sont des gens qui projettent des choses sur toi… Et ça, ça fait un truc bizarre pour un enfant, parce que tu as l’impression de ne pas être normale. »
