Au cœur du drame de Crans-Montana, une voix tremblante mais déterminée s’est élevée sur les ondes.

Celle d’un grand-père, suspendu à l’espoir de retrouver sa petite-fille disparue lors de l’incendie meurtrier. Entre détresse intime et appel public, son témoignage incarne l’attente insoutenable vécue par de nombreuses familles.
Invité sur BFMTV ce jeudi 1er janvier, Pierre Pralong a lancé un appel poignant à toute personne susceptible d’avoir aperçu sa petite-fille. Émilie, âgée de 22 ans, se trouvait dans le bar La Constellation au moment de l’incendie mortel survenu dans la nuit de la Saint-Sylvestre à Crans-Montana. Depuis, la jeune femme n’a plus donné aucun signe de vie.
Une soirée ordinaire devenue cauchemar

Partie passer la soirée avec deux amies, Émilie devait simplement célébrer le passage à la nouvelle année. Rien ne laissait présager le drame, rappelle son grand-père, encore sidéré par la brutalité des événements. Les appels répétés de la famille sont restés sans réponse, plongeant les proches dans une inquiétude croissante au fil des heures.
« Une épreuve très dure pour un grand-père »
Face caméra, Pierre Pralong n’a pas caché sa douleur. “C’est quelque chose de très dur”, confie-t-il, évoquant le lien fort qui l’unissait à sa petite-fille. Leur complicité, leur affection réciproque rendent l’attente encore plus insupportable. Il décrit une famille suspendue à la moindre information, dans une angoisse permanente.
L’espoir comme dernier refuge

Malgré la gravité de la situation, le grand-père refuse de céder au désespoir. “On espère toujours, on est plein d’espérance”, martèle-t-il, convaincu que cette force intérieure aide à traverser les pires épreuves. Il nourrit l’espoir que sa petite-fille ait pu être prise en charge, peut-être blessée mais vivante, dans un hôpital.
Entre lucidité et crainte du pire
S’il s’accroche à cette perspective, Pierre Pralong se veut aussi lucide. Il sait qu’il faut se préparer à une issue plus tragique, sans se bercer d’illusions. Cette lucidité, dit-il, n’efface pas la douleur mais permet d’affronter la réalité avec dignité, face à un drame qui a bouleversé bien au-delà des familles directement touchées.










