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11 août 2026

« L’anneau du pêcheur »: pourquoi la chevalière du pape François va être détruite après sa disparition

Il incarne la fin d’un règne, la continuité d’une tradition, et le respect d’un rituel séculaire destiné à empêcher toute usurpation. Celui de François ne fait pas exception.

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Un rituel précis pour marquer la fin d’un pontificat

Durant ses douze années à la tête de l’Église catholique, le pape François portait à chaque cérémonie solennelle l’anneau du pêcheur, une chevalière emblématique de l’autorité du Saint-Siège. À la mort d’un souverain pontife, la coutume exige que cette bague soit détruite ou rendue inutilisable. Une tradition ancienne, qui vise autant à clôturer symboliquement son pontificat qu’à prévenir toute tentative de falsification ou d’usurpation de son sceau personnel.

Héritage d’un sceau devenu inutile

Avant le milieu du XIXe siècle, cet anneau ne servait pas uniquement d’insigne. Il faisait aussi office de sceau pour authentifier les brefs pontificaux, ces lettres officielles du Vatican. C’est précisément pour éviter qu’un document ne soit frauduleusement scellé avec la chevalière d’un pape décédé qu’elle était autrefois détruite à coups de marteau. Aujourd’hui, la menace de falsification s’est atténuée, mais le geste reste fort : une croix est profondément entaillée dans le métal, rendant l’anneau inapte à tout usage officiel.

La cérémonie de destruction, moment clé du processus

Ce rituel est mené par le camerlingue, actuellement le cardinal Kevin Farrell, chargé de l’intérim entre deux pontificats. Après l’annonce officielle du décès du pape, il reçoit l’anneau du pêcheur et procède à sa destruction en présence du Collège des cardinaux. Ce geste, lourd de symboles, se déroule toujours avant l’ouverture du conclave, marquant la vacance du Saint-Siège et l’imminence d’un nouveau chapitre pour l’Église.

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