Nouvelle secousse au sein de la majorité présidentielle. Élisabeth Borne a annoncé son retrait des instances dirigeantes de Renaissance, invoquant des désaccords avec la ligne actuelle du parti portée par Gabriel Attal.

Une décision qui intervient dans un contexte de fortes tensions autour de la préparation de l’élection présidentielle de 2027. Le 6 mai 2026, Élisabeth Borne a officialisé son retrait de plusieurs instances du parti Renaissance. Invitée sur France Inter, l’ancienne Première ministre a expliqué être en désaccord avec la ligne actuellement défendue par Gabriel Attal, secrétaire général du mouvement. Elle a précisé qu’elle resterait néanmoins adhérente du parti.
Une volonté de se consacrer à sa propre structure

Élisabeth Borne a annoncé vouloir désormais se concentrer sur « Bâtissons ensemble », une structure qu’elle a récemment créée. Cette initiative, présentée comme transpartisane, vise selon elle à rassembler au-delà des formations politiques traditionnelles. Elle affirme continuer à partager les valeurs portées lors de la création du mouvement présidentiel en 2017, tout en refusant désormais de participer à ses organes de direction.
Des tensions anciennes avec Gabriel Attal

Cette rupture intervient dans un climat déjà tendu entre les deux responsables politiques. Depuis plusieurs mois, Élisabeth Borne semblait prendre ses distances avec la stratégie de Gabriel Attal, notamment autour de la préparation de l’élection présidentielle de 2027. L’ancien Premier ministre multiplie les déplacements et les prises de parole afin de renforcer sa position au sein du bloc central face à d’autres figures comme Édouard Philippe.
Une présidentielle en toile de fond

En arrière-plan, les ambitions présidentielles agitent déjà la majorité. Élisabeth Borne a toutefois assuré que sa démarche ne relevait pas d’une candidature personnelle, affirmant vouloir privilégier le travail de fond et les propositions plutôt qu’une logique de conquête. Sa décision illustre néanmoins les divisions stratégiques qui traversent actuellement le camp présidentiel à moins de deux ans de l’échéance de 2027.










