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26 octobre 2026

L’ancienne ministre et ex-présidente de l’Unicef France Michèle Barzach est décédé à l’âge de 83 ans

Elle avait ensuite rejoint Paris pour entreprendre des études de médecine, avant de se spécialiser en gynécologie. Au début des années 1970, elle exerçait notamment dans un dispensaire d’Aubervilliers, aux côtés de Joëlle Kauffmann.

Son activité professionnelle l’avait également amenée à s’intéresser à la psychanalyse. Elle avait ainsi ouvert un cabinet dans cette discipline, tout en poursuivant son engagement dans le domaine médical.

Au cours des années 1980, Michèle Barzach s’était progressivement rapprochée de la vie politique. Elle était devenue déléguée nationale aux affaires sociales du Rassemblement pour la République (RPR), le mouvement fondé par Jacques Chirac.

Cette responsabilité avait précédé son entrée au gouvernement, où elle allait être confrontée à l’un des principaux enjeux sanitaires de cette période.

Une ministre engagée dans la prévention et la santé publique

Nommée ministre de la Santé en 1986, Michèle Barzach avait dû accompagner la réponse française à l’épidémie de sida. La progression des contaminations nécessitait alors de nouvelles mesures d’information et de prévention.

Parmi ses initiatives les plus importantes figure l’autorisation de la publicité pour les préservatifs, auparavant interdite en France. Cette décision avait constitué une évolution majeure dans les campagnes de sensibilisation à la santé sexuelle.

Son action avait suscité des débats politiques, notamment avec le Front national, auquel elle s’opposait sur plusieurs questions. Son positionnement associait des convictions issues de la droite gaulliste à une volonté de faire évoluer certaines politiques sociales.

Très présente dans les médias, elle avait rapidement acquis une notoriété dépassant le seul domaine de la santé. Élue députée de Paris en 1988, elle était également devenue adjointe au maire Jacques Chirac, fonction qu’elle avait occupée jusqu’en 1995.

Des désaccords internes avaient cependant marqué son parcours au RPR. En 1990, elle avait quitté le mouvement avec d’autres responsables, après avoir notamment critiqué les orientations défendues par Charles Pasqua.

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