Un héritage vivant, transmis à travers ses enfants
Les années ont passé, mais la passion du journalisme continue de courir dans les veines de la famille Duquesne. Marie, l’une de ses filles, travaille depuis plusieurs années à BFMTV. Reporter de terrain d’abord, elle a ensuite rejoint la direction éditoriale de la chaîne locale à Nice, où elle transmet à son tour ce qu’elle a sans doute hérité de son père : le goût de l’information, le sens de la responsabilité, la rigueur sans dogmatisme.
En mai 2025, elle est invitée par les étudiants de l’École de journalisme de Nice (EDJ), pour évoquer son métier, mais aussi ce qu’il représente. Un legs paternel, transmis avec pudeur mais détermination.
Un vide laissé dans le paysage médiatique
Le décès de Benoît Duquesne a laissé un vide immense dans l’univers du journalisme d’enquête. Il n’était pas un simple visage de l’info, mais un artisan du contenu, un homme de terrain, une conscience journalistique. À la tête de Complément d’enquête, il avait su allier profondeur, confrontation et éthique. Il incarnait un service public encore exigeant, intègre, passionné.
Onze ans après sa disparition, son souvenir reste gravé dans les esprits de ses collègues, des téléspectateurs et de ses proches. Ce dernier plateau avec Bernard-Henri Lévy, enregistré quelques heures avant sa mort, résonne comme un testament de sa méthode : le sérieux sans froideur, la critique sans haine, l’intelligence sans complaisance.

