Les propriétaires d’une maison, d’un appartement ou d’un local commercial vont prochainement recevoir leur avis de taxe foncière transmis par la Direction générale des finances publiques. En 2026, la base servant au calcul de cet impôt est revalorisée de 0,8 %, entraînant mécaniquement une hausse pour de nombreux contribuables.
Cette évolution concerne potentiellement des dizaines de millions de propriétaires. Elle résulte principalement de la revalorisation annuelle des valeurs locatives cadastrales, qui constituent l’un des éléments essentiels utilisés pour déterminer le montant de la taxe foncière.
Cette augmentation nationale peut par ailleurs être complétée par les décisions fiscales prises localement, puisque les collectivités disposent d’une marge de manœuvre susceptible de faire varier le montant final payé par les propriétaires.

Une revalorisation liée à l’évolution des prix
Chaque année, les valeurs locatives cadastrales sont ajustées en fonction de l’évolution d’un indice lié aux prix à la consommation mesuré par l’Insee. La hausse de 0,8 % prévue en 2026 apparaît relativement modérée par rapport aux fortes revalorisations enregistrées ces dernières années.
En 2023, l’augmentation des bases cadastrales avait ainsi atteint 7,1 %, avant de s’établir à 3,9 % en 2024. Ces hausses successives avaient fortement contribué à l’augmentation de la fiscalité supportée par de nombreux propriétaires.
Selon les données avancées par l’administration fiscale, le montant moyen de la taxe foncière atteindrait environ 1 125 euros en 2026, contre 1 117 euros l’année précédente.
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