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20 juin 2026

La surprise Bardella au second tour, la gauche pas qualifiée : ce qu’il faut retenir du nouveau sondage IFOP

Deux ans avant l’échéance présidentielle, un sondage IFOP bouscule le paysage politique français.

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Publiée par le média Hexagone, cette enquête explore divers scénarios électoraux et révèle des rapports de force inattendus, de la percée confirmée du Rassemblement national à l’éclatement d’une gauche toujours fragmentée. Le scrutin de 2027 semble encore loin, mais les lignes bougent déjà.

Quel que soit le scénario testé par l’IFOP, le Rassemblement national arrive en tête au premier tour de la présidentielle de 2027, avec une fourchette de 32 à 35 % des intentions de vote. Cette domination est doublement symbolique : non seulement le parti hérite du soutien massif des actifs (36 %), mais il conquiert désormais la majorité des retraités (29 %), longtemps bastion de la droite traditionnelle. Marine Le Pen reste la figure de proue, mais si elle devait être empêchée, Jordan Bardella serait son successeur naturel : 91 % de ses électeurs de 2022 se reporteraient sur lui.

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Une recomposition partielle des droites

L’étude révèle aussi une migration partielle de l’électorat d’Éric Zemmour et de Valérie Pécresse vers le RN. 38 % des électeurs de Zemmour et 17 % de ceux de Pécresse voteraient Bardella, illustrant une droite de plus en plus poreuse. Le bloc central, quant à lui, peine à s’imposer. L’incertitude reste totale entre Gabriel Attal et Édouard Philippe, ce dernier s’avérant plus performant dans les projections : 22 % au premier tour contre 14 % pour le jeune Premier ministre, s’il devait le remplacer. Un second tour Philippe-Bardella serait extrêmement serré, avec une égalité à 50-50 et 28 % d’indécis.

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