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3 juillet 2026

La région Paca refuse de verser une subvention à l’école Kourtrajmé qui utilise l’écriture inclusive jugée «wokiste»

La décision de couper les fonds à Kourtrajmé n’a pas tardé à être saluée par le Rassemblement national. Sur le réseau social X, le parti d’extrême droite s’est félicité de cette mesure dans des termes triomphalistes : « Victoire : Renaud Muselier abandonne sa subvention à l’école Kourtrajme à Marseille ! ». Une prise de position qui a profondément irrité Marie Antonelle Joubert. Pour elle, ces prises de bec idéologiques nuisent à la mission première de son établissement : ouvrir les portes de l’audiovisuel à des jeunes souvent exclus des circuits classiques.

Un paradoxe entre ambitions culturelles et décisions politiques

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L’école rappelle que la région Paca ambitionne de devenir un territoire d’excellence pour la production cinématographique, entre le rayonnement du Festival de Cannes et la présence de grandes séries comme « Plus belle la vie » ou « Emily in Paris ». Pourtant, elle sanctionne une structure qui y contribue activement. « Ils nous financent pour nos innovations pédagogiques, et sur ce critère, nous sommes les meilleurs », insiste la directrice.

Une résistance assumée malgré les contraintes

Face à cette situation, Kourtrajmé ne compte pas céder aux pressions. Pas question de réécrire toute la communication institutionnelle dans un langage épuré de toute forme inclusive, surtout en l’absence de moyens financiers et humains pour le faire. « Va-t-on bientôt me demander d’effacer les femmes cameramen sur les photos ? », ironise amèrement Marie Antonelle Joubert.

Même si l’école assure pouvoir compenser ce manque à gagner en sollicitant davantage ses autres partenaires — notamment des mécènes privés et le CNC —, la perte de cette subvention aura un impact direct sur une vingtaine de stagiaires actuellement en parcours d’insertion. Ces jeunes, parmi les plus vulnérables, voient ainsi leur avenir conditionné à des débats linguistiques dont ils ne sont ni les instigateurs ni les arbitres.

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