La publication d’un rapport parlementaire sur l’audiovisuel public a provoqué de vives réactions.

Porté par le député Charles Alloncle, ce document avance des propositions de restructuration majeures, aussitôt contestées par plusieurs responsables du secteur et du monde politique.
Rendu public le 5 mai sur le site de l’Assemblée nationale, le rapport de Charles Alloncle dresse un constat critique de l’audiovisuel public. Le document, qui comporte près de 70 recommandations, propose une transformation en profondeur des principales structures, jugées inadaptées aux enjeux contemporains. Parmi les pistes avancées figurent la suppression de certaines entités comme France 4, Mouv’ ou encore l’offre numérique France.tv Slash, ainsi qu’une réduction significative de certains budgets.

Une fusion envisagée et des changements de gouvernance
Le rapport suggère également de rapprocher plusieurs chaînes du service public. La fusion de France 2 et France 5 est évoquée afin de créer une chaîne généraliste unique, avec un mode de gouvernance modifié. Cette proposition inclut notamment un retour à une nomination du dirigeant par l’exécutif, une évolution institutionnelle qui suscite des interrogations quant à l’indépendance du secteur.
Une réaction ferme de France Télévisions

Ces orientations ont été vivement critiquées par Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions. Elle dénonce un projet susceptible d’entraîner un affaiblissement majeur du service public audiovisuel, évoquant des conséquences importantes sur l’accès à la culture, à l’information et aux programmes destinés à la jeunesse. Elle souligne également les enjeux liés à la diffusion du sport et à la diversité des contenus, considérant que certaines propositions pourraient modifier profondément l’offre actuelle.
Des critiques également exprimées sur le plan politique
Au-delà du secteur audiovisuel, plusieurs responsables politiques ont réagi à ce rapport. Jérémie Patrier-Leitus a mis en cause la démarche du rapporteur, estimant qu’elle ne répondait pas aux objectifs initiaux de la commission. De son côté, Sébastien Lecornu a regretté une analyse jugée incomplète, évoquant une occasion manquée de proposer une vision globale pour l’avenir du secteur. Ces prises de position témoignent des divergences autour des réformes à envisager pour l’audiovisuel public.










