Des services de l’État en désaccord

Le procureur de la République, tout comme la préfecture, n’ont relevé aucune infraction dans le parcours de Bilel. Aucune procédure d’éloignement n’a été entamée, et aucune charge ne pèse contre lui. Le procureur précise qu’aucun élément ne permet de justifier un refus de célébrer le mariage. Il déplore au passage le fait que les soupçons exprimés par la mairie reposent sur une appréciation subjective et non sur des faits vérifiables.
Un débat politique plus large
Ce dossier relance un débat déjà ancien sur le pouvoir des maires face aux demandes de mariage jugées « suspectes ». Marlène Mourier demande une réforme du droit matrimonial, plaidant pour davantage de latitude dans l’examen des dossiers. Elle reçoit le soutien de Nicolas Daragon, maire de Valence et président de l’Association des Maires de France dans la Drôme, qui déclare : « Il est inadmissible que la parole des maires ne soit pas entendue et qu’on les considère comme de simples exécutants. »
