Pour Gilles Platret, maire de Chalon-sur-Saône, cette référence conforte la légitimité de sa démarche. L’élu estime qu’il serait incohérent que la plus haute instance parlementaire du pays puisse imposer une telle règle sans que les conseils municipaux soient autorisés à faire de même. Cette comparaison lui sert aujourd’hui de fondement politique autant que juridique.
Gilles Platret revendique une victoire politique

À la sortie de l’audience, Gilles Platret s’est félicité de cette décision, qu’il considère comme une validation claire de sa ligne. Fraîchement reconduit à la mairie dès le premier tour avec un score très large, il voit dans ce jugement une confirmation de sa conception rigoureuse de la laïcité.
Le maire affirme que cet arrêté permet d’éviter que le conseil municipal ne devienne un lieu de démonstration religieuse ou de prosélytisme. Selon lui, la neutralité attendue dans une assemblée délibérante impose d’écarter toute “tenue de propagande”, au nom du respect du cadre républicain. Son entourage juridique insiste d’ailleurs sur le fait que la mesure entend protéger l’institution, et non stigmatiser une croyance particulière.
Une nouvelle controverse dans le parcours du maire de Chalon-sur-Saône
Cette affaire s’inscrit dans une série de décisions très médiatisées prises par Gilles Platret au fil des années. L’élu est en effet coutumier des arrêtés à forte portée symbolique, souvent contestés devant les juridictions administratives. Cette stratégie lui vaut une exposition nationale régulière, mais aussi de nombreuses critiques.
Le maire avait notamment tenté d’interdire le drapeau palestinien dans l’ensemble de la commune, en le présentant comme un signe de ralliement de groupes islamistes. Cette mesure avait toutefois été suspendue par la justice, tout comme sa tentative antérieure d’interdire les menus sans porc dans les cantines scolaires, qui n’avait pas davantage résisté au contrôle juridictionnel.
