L’un des rares agréments possibles pour les détenus – la cantine – est elle aussi réduite au strict minimum. « Mon client aimait cuisiner, c’était pour lui un moyen d’occuper ses journées », explique l’avocate. Mais à Vendin-le-Vieil, les produits disponibles sont rares. « Il n’a eu droit qu’à des aiguillettes de dinde et des lardons », ajoute-t-elle.
Quant aux repas standards servis par l’établissement, le verdict du détenu est sans appel : « la gamelle est dégueulasse ». Là encore, l’isolement va jusqu’à l’assiette.
Des liens familiaux presque impossibles à maintenir

Le lien avec l’extérieur est limité à deux appels téléphoniques hebdomadaires, le jeudi et le samedi, sur des créneaux horaires bien définis. « Ce sont des horaires contraignants, il faut que les proches soient disponibles à ces moments précis », déplore Maître Vogelhut. Les visites physiques se feront derrière hygiaphone, une fois par week-end, mais uniquement sur réservation anticipée.
Seules les visites d’avocats restent relativement libres, bien qu’elles soient soumis à des contrôles poussés, que l’avocate qualifie d’inédits : dépôt des objets personnels, passage au scanner, surveillance renforcée. « Je n’avais jamais vu un tel niveau de contrôle dans une prison », affirme-t-elle.
Une ligne assumée par le gouvernement

