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26 juillet 2026

« La gamelle est dégueulasse »: à quoi ressemble une journée dans la prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil?

Face aux critiques croissantes venues des milieux juridiques, l’Association des avocats pénalistes a saisi le Conseil d’État pour dénoncer les atteintes aux droits fondamentaux que pourraient induire ces nouvelles conditions de détention. Mais le gouvernement maintient le cap.

Interrogé sur place, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a défendu cette fermeté avec aplomb : « Le Parlement a voté, le Conseil constitutionnel a validé. Nous appliquons ce qui protège les Français. » Une réponse ferme, qui assume une approche carcérale fondée sur l’isolement des profils à haut risque, au détriment d’un accompagnement classique par la réinsertion.

Une rupture assumée avec le modèle pénitentiaire français ?

Le modèle Vendin-le-Vieil marque une infraction majeure aux principes habituels de la prison française, fondée jusqu’ici sur l’équilibre entre sécurité et dignité. Ici, la logique est purement préventive et dissuasive, pensée pour neutraliser les capacités de nuisance de certains détenus.

Mais à trop vouloir couper les prisonniers du monde, ne risque-t-on pas de créer un modèle carcéral opaque, source d’injustices et de tensions nouvelles ? Derrière les murs de cette prison d’élite sécuritaire, c’est tout un débat sur la finalité de l’enfermement qui ressurgit.

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