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26 juillet 2026

« La gamelle est dégueulasse »: à quoi ressemble une journée dans la prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil?

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Récit d’un isolement volontairement extrême, dénoncé par les avocats et assumé par l’État. Depuis ce jeudi 31 juillet, la prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil est officiellement entrée en fonction. Ce centre ultra-sécurisé, situé dans le Pas-de-Calais, est destiné à accueillir une centaine de narcotrafiquants jugés parmi les plus influents et les plus organisés du pays. Si les détenus sont encore peu nombreux à ce stade, le cadre carcéral mis en place affiche clairement sa rigueur.

Pas d’activités, pas de sport, pas de cantine étoffée : les prisonniers y vivent dans un dépouillement rigoureusement encadré. Une stratégie assumée, censée éviter toute recomposition de réseaux depuis l’intérieur des murs.

Des conditions de détention très strictes

Maître May Sarah Vogelhut, avocate parisienne, défend l’un de ces détenus fraîchement transférés. Elle décrit un quotidien réduit à l’essentiel absolu : « Mon client est seul dans sa cellule, il n’a droit qu’à une promenade quotidienne, avec deux autres détenus. Aucune autre activité ne lui est proposée. »

Même les conditions matérielles sont rigoureusement limitées. Transféré en pleine nuit, le détenu n’a pu emporter que le strict minimum. « Il n’a pas récupéré ses affaires personnelles, et il est peu probable qu’on les lui restitue intégralement. » Le mobilier de la cellule est basique, sans confort superflu : douche, toilettes, lit, et rien de plus.

La cantine réduite à peau de chagrin

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