À l’approche du passage à 2026, Emmanuel Macron a choisi de clore l’année par une vidéo rétrospective publiée sur les réseaux sociaux.

Pensée comme un regard synthétique sur les temps forts de 2025, la séquence se voulait légère et moderne. Elle a pourtant surtout déclenché une vague de sarcasmes, éclipsant largement le message politique initial.
À quelques heures du réveillon, Emmanuel Macron a diffusé sur X une vidéo censée revenir sur les moments marquants de l’année écoulée. Accompagnée d’une légende volontairement décalée, évoquant « joies et peines, réussites et défis » et promettant un contenu « garanti sans réalité immersive », la publication se voulait complice et ironique. Une intention qui n’a manifestement pas été perçue comme telle par une large partie des internautes.
Un casque de réalité virtuelle qui change tout

Dès les premières secondes, la séquence déroute. Le chef de l’État apparaît coiffé d’un casque de réalité virtuelle, avant de se tourner vers Brigitte Macron et de lui lancer, sourire aux lèvres : « Tu vois le film aussi, Brigitte ? ». Une phrase anodine en apparence, mais qui a immédiatement déclenché une avalanche de réactions, beaucoup y voyant une métaphore maladroite, voire une illustration involontaire du reproche souvent adressé au président : celui d’être déconnecté du réel.
Les réseaux sociaux s’en donnent à cœur joie
Très vite, les commentaires moqueurs se sont multipliés. « C’est un vrai sketch », écrit un internaute, tandis qu’un autre ironise sur la fin du mandat présidentiel : « Encore 499 jours, ça va être long ». Pour certains, cette phrase adressée à Brigitte Macron est devenue le symbole même de la séquence, éclipsant totalement le reste du contenu pourtant riche en images fortes.
Un fond sérieux noyé par la forme
Car sur le fond, la vidéo n’avait rien d’anodin. Elle retrace plusieurs moments clés de l’année 2025, parmi lesquels la première visite d’Emmanuel Macron à Donald Trump après son retour à la Maison-Blanche, le Salon de l’agriculture, la victoire historique du Paris Saint-Germain en Ligue des champions, la commémoration des dix ans des attentats du 13 novembre ou encore les funérailles du pape François. Autant de séquences fortes, rapidement reléguées au second plan par l’introduction jugée incongrue.
Des réactions politiques sans concession

La polémique n’est pas restée cantonnée aux réseaux sociaux. Plusieurs responsables politiques ont publiquement exprimé leur malaise. Sur X, Malika Sorel a lâché, sans détour : « Sans commentaire. Surtout vu la phrase du début et le casque. Mon Dieu, qui vous conseille ? ». Un message largement partagé, qui a nourri la controverse.
David Lisnard enfonce le clou
Même tonalité chez David Lisnard. Dans un message ciselé, l’élu a estimé qu’« il suffit d’enlever le casque et d’ouvrir les yeux », ajoutant que « la réalité n’a besoin ni d’adjectif ni d’accessoire ». Une critique à peine voilée de ce qu’il perçoit comme une mise en scène inutilement sophistiquée face à la gravité des enjeux.
Des vœux solennels éclipsés par la polémique
Cette séquence controversée intervient pourtant dans un contexte politique lourd. Pour ses neuvièmes vœux aux Français, et avant-derniers de son second mandat, Emmanuel Macron a tenté de fixer un cap clair pour 2026, articulé autour de l’unité, de la force et de l’espérance. Il a insisté sur la résilience du pays, la solidité des institutions, une inflation maîtrisée et une économie qui résiste dans un monde instable.










