
Entre Tactique De Pression Et Urgence Humanitaire
Cette « autre chose », c’est peut-être un gigantesque bluff. Plusieurs analystes soupçonnent Netanyahu de jouer une partition bien plus complexe qu’il n’y paraît. L’occupation totale comme épouvantail pour contraindre le Hamas à négocier.
Car le Premier ministre n’a pas encore tranché. Cette convocation du cabinet, prévue dès ce 5 août, pourrait n’être qu’une mise en scène calculée. Une pression psychologique maximale sur une organisation terroriste acculée dans ses derniers retranchements.
Le timing n’est pas anodin. Ce même mardi 5 août, le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit en urgence sur la question des otages. Les regards du monde entier convergent vers cette tragédie humaine qui dure depuis des mois.
Pendant que les diplomates débattent, la réalité humanitaire rattrape tous les calculs politiques. Deux millions et demi de Gazaouis survivent dans des conditions effroyables. Israël vient d’annoncer la reprise partielle de l’acheminement de marchandises privées : aliments pour bébés, fruits, légumes, articles d’hygiène.
Ces livraisons dérisoires face à l’ampleur du désastre révèlent l’impossible équation. Comment mener une guerre totale tout en préservant les civils ? Comment négocier avec des terroristes qui utilisent la famine comme arme ?
