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10 juillet 2026

« La crise dans les ménages » : Apolline de Malherbe fait mouche, Manuel Valls ironise

De critique acerbe à ministre loyal : un virage assumé

Ce changement de posture, Manuel Valls l’assume, mais le justifie par les responsabilités nouvelles qui lui incombent. Il affirme ne pas être là pour « refaire l’année écoulée », mais pour trouver « les bonnes solutions ». Sans répondre directement à la relance d’Apolline de Malherbe sur le supposé « entêtement criminel » du président, il préfère botter en touche, insistant sur sa volonté d’apaisement.

« Chacun sait, le président de la République comme François Bayrou, que je n’entre pas au gouvernement pour régler mes comptes », déclare-t-il, préférant parler d’avenir plutôt que de ses critiques passées. Un positionnement politique délicat, entre fidélité gouvernementale et cohérence personnelle.

Le dossier calédonien, un test pour le nouveau ministre

Manuel Valls joue gros. Sa nomination, survenue fin 2024 à la suite de tensions prolongées en Nouvelle-Calédonie, l’oblige à apaiser un territoire où les blessures coloniales et les débats identitaires restent vifs. Le président Emmanuel Macron a annoncé de futures consultations, et Valls aura la lourde tâche de relancer un dialogue aujourd’hui fortement compromis.

Mais la question demeure : comment un homme ayant qualifié les décisions du chef de l’État de « criminelles » peut-il incarner désormais la solution ? Pour l’opinion publique comme pour les observateurs politiques, cette contradiction fragilise sa parole, malgré ses efforts pour se montrer rassembleur.

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