« Les questions qui se posent à son sujet après ce tragique accident concernent surtout son accompagnement psychologique », indique sobrement le magistrat. L’enfant ne sera pas poursuivi, ne comparaîtra devant aucun tribunal. La loi le protège de sa propre innocence.
Mais cette immunité juridique cache une réalité plus complexe. Que se passe-t-il dans la tête d’un gamin qui vient de tuer quelqu’un ? Le suivi psychologique devient alors la vraie urgence, loin des prétoires.
L’expert juridique Frédéric Hainard, interrogé par Blick, rappelle une nuance troublante : un enfant plus âgé « peut légalement se rendre coupable d’homicide par négligence », même s’il ne risque « pas grand-chose pénalement ». Une frontière ténue entre l’âge de l’innocence et celui de la responsabilité.
Plus inquiétant encore : les conséquences pour l’entourage. « Une adulte qui partirait avec son enfant en omettant une information cruciale peut être accusée d’avoir fait entrave à l’action pénale et risquer jusqu’à 3 ans de prison », précise l’expert.
La justice suisse protège l’enfant, mais scrute désormais chaque geste des adultes qui l’accompagnaient ce jour-là.
