La dirigeante syndicale met en garde contre une dérive progressive. Elle estime que l’ouverture de certains secteurs pourrait entraîner une généralisation difficilement contrôlable, remettant en cause l’équilibre actuel. Cette crainte s’appuie sur la possibilité d’un élargissement des exceptions à de nombreux autres commerces.
Des distinctions entre secteurs jugés essentiels
Dans ses déclarations, Sophie Binet a néanmoins introduit une nuance concernant certains métiers. Elle reconnaît l’utilité de maintenir l’activité des boulangeries le 1er-Mai, en raison de leur rôle dans la vie quotidienne. En revanche, elle se montre plus réservée concernant d’autres secteurs, comme celui des fleuristes.
Elle souligne que l’autorisation de faire travailler des salariés ce jour-là doit reposer sur un motif d’intérêt général, lié à la continuité de la vie sociale et économique. Selon elle, cette condition ne s’applique pas à toutes les activités, ce qui justifie une approche différenciée.
La crainte d’un élargissement incontrôlé

La responsable syndicale alerte sur les conséquences d’une ouverture progressive des dérogations. Elle évoque le risque d’un effet domino, où l’autorisation accordée à un secteur conduirait à des revendications similaires dans d’autres domaines, comme les jardineries, les boucheries ou les magasins de bricolage.
Dans ce contexte, elle insiste sur la nécessité de fixer des limites claires afin d’éviter une banalisation du travail le 1er-Mai. La défense de ce jour comme symbole des droits des travailleurs demeure, selon elle, un enjeu central.
Une priorité donnée à la question des salaires
Au-delà du débat sur les jours fériés, Sophie Binet a rappelé les priorités du mouvement syndical. Elle met en avant la nécessité d’augmenter les salaires, estimant que cette question doit être au cœur des discussions sociales actuelles.
