À quelques semaines des municipales parisiennes, les lignes politiques se tendent.

Sur un plateau télévisé, une candidate a contesté l’étiquette qui lui est régulièrement accolée, relançant le débat sur les alliances possibles et la manière dont les partis sont classés.
Invitée le 8 février, Sarah Knafo, candidate Reconquête à la mairie de Paris, a affirmé « prendre comme une insulte » le fait d’être qualifiée d’« extrême droite ». Une déclaration qui s’inscrit dans un contexte de campagne particulièrement tendu.
La question des alliances entre les deux tours

Interrogée sur une éventuelle entente avec Rachida Dati, mais aussi avec Thierry Mariani ou Pierre-Yves Bournazel, Sarah Knafo a regretté que certains blocages relèvent, selon elle, de « vieilles blessures ». Elle estime qu’une opportunité politique ne devrait pas être freinée par des différends anciens.
Un désaccord persistant avec Rachida Dati
Rachida Dati a rappelé que Éric Zemmour, fondateur de Reconquête, avait par le passé appelé à sa démission. Un souvenir qui complique toute perspective de rapprochement. Une tension qui pèse sur l’hypothèse d’un front commun.
Une étiquette contestée
Sarah Knafo a également réagi aux propos de Pierre-Yves Bournazel, qui la classe à l’extrême droite. Elle affirme que cette qualification la blesse personnellement. Pour elle, cette catégorisation ne reflète pas sa vision politique.
Le classement du ministère de l’Intérieur

Dans une circulaire récente adressée aux préfets, le ministère de l’Intérieur classe pourtant Reconquête dans le « bloc » d’extrême droite, aux côtés du Rassemblement national et de l’Union des droites pour la République. Un classement administratif qui nourrit le débat politique.
Créditée d’environ 10 % des intentions de vote dans une étude Cluster 17 pour Politico, Sarah Knafo se situe au seuil de qualification pour le second tour. Les discussions sur les alliances et les étiquettes politiques s’annoncent centrales dans la suite de la campagne.










