Au-delà de la rumeur, le but de ces vidéos est avant tout financier. En jouant sur la peur et la colère, leurs auteurs génèrent du trafic et engrangent des revenus publicitaires. Ces contenus ciblent des thèmes sensibles – immigration, aides sociales, sécurité – qui suscitent des milliers de commentaires et partages. Plus l’indignation est forte, plus les algorithmes des plateformes amplifient la diffusion, créant un cercle vicieux de désinformation. RMC Conso et l’AFP ont déjà recensé d’autres intox du même type, comme celle affirmant que les banques bloqueraient tous les virements de plus de 800 euros à partir du 16 octobre 2025.
Une dérive inquiétante des réseaux sociaux
Cette épidémie numérique d’infox illustre les dérives actuelles de TikTok et d’autres plateformes, où la viralité prime sur la véracité. Joaquim Pueyo, directeur de la communication de la CNAF, note “une explosion de ces fausses informations depuis trois ans”. Derrière leur apparente simplicité, ces montages exploitent des intelligences artificielles de voix et d’image pour donner une illusion de crédibilité. Le résultat : une confusion grandissante chez les internautes, notamment les plus jeunes, souvent incapables de distinguer le vrai du faux.
