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22 août 2026

La Banque Postale cesse ces activités en 2025, des milliers de clients devront changer de banque

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Une banque publique à l’histoire singulière

Issue du démantèlement de La Poste en 2006, La Banque Postale s’est constituée en entité bancaire à part entière, tout en conservant le statut d’établissement public. Elle hérite alors de l’ensemble des services financiers de La Poste, assurant ainsi la continuité du service public dans le domaine bancaire. Bien que 100 % détenue par le secteur public, elle opère de manière autonome dans la gestion de ses produits financiers, contrats d’assurance, placements et services bancaires. Ce positionnement hybride, entre proximité institutionnelle et fonctionnement autonome, a permis à la Banque Postale de s’ancrer profondément dans le quotidien des Français.

Une présence territoriale inégalée

Grâce à sa filiation avec La Poste, La Banque Postale bénéficie d’un maillage territorial sans équivalent, avec 17 000 points de contact, dont 7 000 bureaux de poste répartis dans toute la France. En parallèle, son réseau de 43 centres régionaux dédiés à la Banque de Financement et d’Investissement lui permet de toucher les entreprises, les collectivités locales et les associations. En 2023, son chiffre d’affaires a atteint 738 milliards d’euros, preuve d’une activité solide. À ce jour, plus de 10 millions de clients particuliers, 48 millions d’assurés et plus de 300 000 personnes morales lui font confiance.

Un virage digital ambitieux, mais incertain

Dans une logique de modernisation et de réponse aux nouveaux usages bancaires, La Banque Postale avait lancé Ma French Bank en 2019, une banque mobile 100 % digitale. Elle s’était aussi positionnée sur le secteur de la finance participative en rachetant KissKissBankBank. L’objectif était clair : s’imposer face à une concurrence féroce incarnée par N26, Orange Bank ou encore Revolut. Ma French Bank jouait la carte de l’identité française et d’une communication jeune et branchée, souvent ponctuée de franglais pour séduire la nouvelle génération.

L’échec progressif de Ma French Bank

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