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17 août 2026

Kiabi et Okaidi et d’autre marques… rappellent des vêtements trop fortement contaminés aux PFAS

Cette opération de rappel n’est pas la première du genre pour l’entreprise. En décembre dernier déjà, Kiabi avait procédé au retrait d’un modèle de coupe-vent pour enfant vendu entre juin et octobre 2025 dans ses magasins. L’incident s’inscrit donc dans une série de contrôles renforcés concernant les substances chimiques utilisées dans les textiles.

D’autres marques concernées par des rappels similaires

Kiabi n’est pas la seule enseigne touchée par ce type de problème. À la même période, la marque spécialisée dans la mode enfantine Okaïdi avait elle aussi annoncé le rappel de deux modèles de cirés déperlants destinés aux enfants.

Ces vêtements avaient été commercialisés entre février et novembre 2025, à la fois dans les magasins de la marque et sur son site internet. Ces rappels successifs témoignent d’une vigilance accrue concernant les substances chimiques présentes dans les textiles, en particulier dans les vêtements imperméables ou déperlants.

Les fabricants utilisent en effet depuis longtemps certains composés chimiques pour améliorer les performances techniques des tissus. Mais ces substances font désormais l’objet d’une surveillance de plus en plus stricte en raison de leurs effets potentiels sur la santé et l’environnement.

Les PFAS, des « polluants éternels » sous surveillance

Les PFAS, ou substances per- et polyfluoroalkylées, sont largement utilisés dans de nombreux secteurs industriels. Leur principal avantage réside dans leurs propriétés imperméabilisantes, antitaches et respirantes, ce qui explique leur présence fréquente dans les vêtements techniques, les cosmétiques ou encore les ustensiles de cuisine.

Cependant, ces composés chimiques suscitent de plus en plus d’inquiétudes. Leur particularité est d’être extrêmement persistants dans l’environnement : ils se dégradent très lentement et peuvent s’accumuler dans les sols, l’eau et les organismes vivants. C’est pour cette raison qu’ils sont souvent surnommés « polluants éternels ».

Sur le plan sanitaire, plusieurs études ont également évoqué des risques potentiels associés à certains PFAS. Ces substances sont notamment suspectées de perturber le système endocrinien et certaines d’entre elles pourraient présenter un caractère cancérogène.

Face à ces préoccupations, la France a renforcé sa réglementation. Depuis le 1er janvier, la production, l’importation et la vente de vêtements, chaussures et cosmétiques contenant des PFAS sont désormais interdites sur le territoire français. Toutefois, la législation prévoit une période transitoire. Des traces résiduelles de ces substances restent autorisées jusqu’à un certain seuil. Par ailleurs, les produits fabriqués avant l’entrée en vigueur de la loi peuvent encore être commercialisés jusqu’à la fin de l’année 2026.

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