Le changement des normes et la banalisation des abus

Viard a également critiqué la normalisation des comportements abusifs à ses débuts dans le cinéma. Elle a souligné que ces actions étaient souvent considérées comme normales à l’époque, ce qui ne les rend pas excusables pour autant. « Il y avait aussi une forme de normalité, » a-t-elle expliqué, évoquant la tolérance de certains comportements inappropriés par le milieu cinématographique.
L’évolution de la perception et la reconnaissance des erreurs

La comédienne a admis avoir accepté certaines pratiques misogynes et inéquitables, comme le fait que les hommes soient mieux payés, ou que des commentaires déplacés soient faits sur les femmes en sa présence. « Je trouvais ça normal. Je disais : ‘Ils sont un peu lourds’, » a-t-elle commenté, reconnaissant par la suite avoir participé, même indirectement, à ces comportements répréhensibles.
Réflexions sur le mouvement #Metoo

En conclusion, Karin Viard a partagé ses sentiments ambivalents envers le mouvement #Metoo, tout en reconnaissant son importance cruciale pour le changement des mentalités. « Ce mouvement féministe, qui porte aussi parfois, de mon point de vue, un truc un peu excessif, est parfaitement nécessaire, » a-t-elle affirmé, soulignant la nécessité de transférer la honte de la victime à l’agresseur.
