À l’Assemblée nationale, le texte avait été voté à une large majorité (341 voix pour, 187 contre). Mais la gauche n’a cessé de contester la méthode, les amendements supprimés en commission puis réintroduits en séance, et la précipitation dans l’examen. Ce lundi, elle entend désormais porter la bataille sur le terrain constitutionnel, espérant que le Conseil censure les mesures qu’elle juge contraires aux droits fondamentaux.
Un succès politique pour Gabriel Attal ?
Pour l’ex-Premier ministre, cette adoption marque un retour en lumière après plusieurs mois de discrétion, depuis la dissolution du gouvernement. Ce texte, qu’il a porté envers et contre tous, symbolise sa volonté de réaffirmer l’autorité de l’État, même si le prix politique reste élevé. L’enjeu est désormais d’éviter que cette loi ne devienne un nouveau symbole de fracture idéologique entre deux visions de la justice : éducative ou répressive.
