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28 juillet 2026

Judith Godrèche mise en examen

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Sur Instagram, elle dénonce une justice « à deux vitesses », qui freine sa plainte pour viol tout en accélérant celle déposée contre elle. En matière de diffamation, la mise en examen est une étape procédurale automatique, sans présumer de la culpabilité. Elle ne découle pas d’« indices graves et concordants », contrairement aux enquêtes pénales classiques. Judith Godrèche, 53 ans, est poursuivie pour avoir écrit sur Instagram que Jacques Doillon, qu’elle accuse de l’avoir violée à 15 ans, avait « pour spécialité de tourner avec des enfants avec qui il couche ».

Une accusation qui remonte aux années 1980

La comédienne avait porté plainte début 2024 contre le cinéaste, mais son action se heurte aujourd’hui à la prescription. Jacques Doillon, 81 ans, nie catégoriquement les faits. Après plusieurs plaintes, dont celle de Judith Godrèche, il avait été placé fin 2024 sous le statut de témoin assisté dans le cadre d’une enquête pour viols sur mineur. L’affaire illustre les difficultés rencontrées par les victimes présumées face à des délais de prescription souvent jugés trop courts.

La dénonciation d’une justice « dissuasive » pour les victimes

Sur Instagram, Judith Godrèche interroge l’effet de ces procédures sur la parole des victimes. « D’un côté, ma plainte contre lui se heurte à la prescription. De l’autre, pour sa plainte contre moi, la justice ne perd pas de temps », écrit-elle. Elle souligne que ce mécanisme pourrait décourager d’autres femmes à dénoncer des violences sexuelles.

Un climat tendu autour des plaintes en diffamation

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