Comédienne prolifique, mère attentive et grand-mère attendrie, elle traverse les époques avec la même fougue, nourrie de souvenirs puissants et de convictions profondes qui ne s’effacent jamais.
Josiane Balasko, née dans un bistrot près de la gare de l’Est, n’a jamais connu les contraintes d’une éducation traditionnelle. Elle revendique haut et fort une jeunesse marquée par l’indépendance et une insolence naturelle. « J’étais une emmerdeuse », confiait-elle sans détour. Unique fille arrivée bien après son frère, elle a grandi dans une atmosphère permissive, où les codes sociaux ne dictaient pas la conduite à table ni ailleurs. Ce terreau de liberté, elle en a fait un mode de vie.
Une éducation transmise à ses enfants

Cette philosophie de vie, Josiane Balasko l’a transmise à ses deux enfants, Rudy et Marilou Berry, tout en y insufflant des valeurs de rigueur et de travail. Sa fille, actrice elle aussi, n’a jamais été poussée mais toujours soutenue. Lorsqu’elle s’est lancée dans Les Reines du ring, Josiane admirait déjà chez elle cette capacité à s’investir sans jamais se laisser séduire par le clinquant du métier. Pour Balasko, ses enfants ont hérité de la combativité nécessaire pour faire face à un monde incertain, et elle ne doute pas de leur résilience.
Marilou Berry, une relève assumée

Le jour où Marilou lui a annoncé vouloir embrasser une carrière d’actrice, Josiane Balasko n’a pas tenté de la dissuader. Bien au contraire. C’est avec fierté qu’elle se remémore leurs collaborations, notamment lorsque sa fille la dirige dans « Joséphine s’arrondit ». Elle évoque avec émotion ce moment où, pour la première fois, un metteur en scène l’a appelée « maman » sur un plateau. Plus qu’un passage de flambeau, c’est une communion artistique, une filiation dans le jeu et l’expression.
