Connue pour sa franchise et son humour mordant, Josiane Balasko se livre rarement dans les médias. Mais lorsqu’elle parle, c’est sans détour. Dans un rare entretien, l’actrice a évoqué un détail intime qui perturbe ses nuits, révélant, au passage, son attachement à la sérénité domestique et à un certain confort de vie.
Josiane Balasko fait partie de ces figures inamovibles du cinéma français, dont la carrière s’étend sur plus d’un demi-siècle. Comédienne, scénariste, réalisatrice, elle a marqué l’histoire du 7e art avec des films cultes, souvent réalisés en bande avec le Splendid, ce collectif d’amis devenu mythique. Son humour piquant, son regard social acéré et son authenticité ont fait d’elle une artiste à part, capable de conjuguer comédie populaire et profondeur humaine.
À 73 ans, elle n’a rien perdu de sa vivacité ni de son goût du travail. Toujours active, elle enchaîne les projets artistiques sans céder à la facilité de la retraite dorée. Pourtant, derrière cette activité bouillonnante, Josiane Balasko cultive aussi une stabilité affective précieuse.
Une vie amoureuse apaisée avec George Aguilar
Depuis plus de deux décennies, Josiane Balasko partage sa vie avec George Aguilar, acteur américain qu’elle a rencontré à la fin des années 1990. Leur mariage en 2003 a officialisé une relation déjà solide, tissée entre complicité, respect mutuel et fusion culturelle. Le couple semble avoir trouvé un équilibre rare, loin des tourbillons médiatiques.
Très proche de sa fille, l’actrice Marilou Berry, Josiane Balasko a su bâtir un cocon familial préservé, loin du tumulte qui entoure souvent les grandes figures publiques. Mais même dans ce tableau serein, certaines petites contrariétés viennent troubler la quiétude du quotidien.
Ce détail nocturne qui l’irrite profondément
Lors d’un entretien accordé au magazine Pep’s en 2021, l’actrice a confié un agacement bien concret : les appels intempestifs venus des États-Unis, qui viennent interrompre ses nuits paisibles. Elle explique avec franchise : « Mon mari est Américain et parfois sa famille et ses amis oublient le décalage horaire. »
Ces sonneries nocturnes, bien que bénignes, troublent son sommeil, et elle ne le cache pas : cela l’agace franchement. Sans aller jusqu’à faire une scène, elle admet que ces réveils inopinés finissent par entamer sa patience, et qu’elle attend de son entourage un minimum de considération pour son rythme de vie. Une façon pudique de dire que, même dans l’amour, il y a des limites à ne pas franchir… surtout à deux heures du matin.
Une nostalgie de ses nuits blanches… volontaires
Paradoxalement, Josiane Balasko n’a pas toujours été ennemie de l’insomnie. Elle a longtemps cultivé une passion surprenante : les jeux vidéo. Dans une interview accordée à Europe 1, elle évoquait avec amusement ses soirées passées devant Tomb Raider, partageant même cette passion avec Thierry Lhermitte, son complice de toujours.
« J’y ai passé des soirées, et c’était très épuisant », confiait-elle, amusée. Ces sessions nocturnes, parfois frustrantes, lui permettaient de s’évader de la réalité, de canaliser son énergie ou de simplement décompresser après une journée intense. Mais elle a fini par décrocher, admettant que l’univers sombre de Lara Croft avait fini par l’angoisser.
Malgré tout, une forme de nostalgie persiste : celle d’une époque où la fatigue du matin était choisie, et non imposée.
Entre confort personnel et exigence de paix
Cette anecdote anodine en dit long sur Josiane Balasko : son attachement à l’harmonie, à la simplicité et à la qualité de ses nuits, dans une vie qu’elle a elle-même façonnée. Loin des caprices de star, elle incarne une femme libre, lucide, qui ne transige ni avec son confort ni avec son besoin d’indépendance.