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10 juillet 2026

Jordan Bardella perd son titre d’eurodéputé le plus fainéant au profit de Guillaume Peltier et Marion Maréchal

En séance plénière, son bilan est à peine meilleur : 30 votes sur 44, six interventions et aucun rapport rédigé. Un niveau d’activité largement en deçà des attentes pour un député européen censé représenter les citoyens français sur des sujets majeurs comme l’économie, la régulation bancaire ou les plans de relance européens.

Marion Maréchal : entre posture politique et vide législatif

La nièce de Marine Le Pen, tête de liste Reconquête aux européennes de 2024, n’échappe pas non plus à la critique. Son taux de participation aux votes en plénière la place avant-dernière parmi tous les eurodéputés français. Elle intervient rarement, produit peu, et semble elle aussi privilégier l’exposition médiatique aux réalités du travail parlementaire.

Le constat est sans appel : malgré leur visibilité sur la scène politique française, ces élus peinent à s’impliquer dans la mécanique européenne. Leur engagement semble s’arrêter aux tribunes médiatiques et aux prises de position idéologiques, laissant de côté la rigueur attendue au sein des institutions.

Un scandale financier en toile de fond

Et comme si cela ne suffisait pas, une autre affaire vient entacher la crédibilité du groupe parlementaire auquel appartiennent ces élus : 4,3 millions d’euros auraient été indûment dépensés. Ces fonds, alloués au groupe ID (Identité et Démocratie), sont aujourd’hui dans le viseur d’un audit interne. Si les responsabilités individuelles restent à établir, le climat de suspicion grandit autour de cette galaxie politique européenne marquée par le repli souverainiste et les discours sur la rigueur budgétaire.

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