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10 juillet 2026

Jonathann Daval : cette grande victoire devant la justice contre la famille d’Alexia

Un quotidien en détention marqué par une routine structurée

Depuis sa condamnation définitive, Jonathann Daval purge sa peine à la maison centrale d’Ensisheim, en Alsace. D’abord isolé, il a progressivement été réintégré dans un circuit de vie carcérale plus ordinaire. Il travaille désormais à l’atelier de l’établissement pénitentiaire où il fabrique des rallonges et des composants électriques. Selon sa mère, Martine Henry, qui continue de lui rendre visite régulièrement, ce travail est devenu un élément structurant de son quotidien.

Avec un salaire mensuel de 600 euros, il mène une existence rythmée et sobre. Son emploi du temps est divisé entre deux plages horaires de production : le matin de 7h à 11h30, et l’après-midi de 13h30 à 16h30. Ce rythme de travail lui permet, toujours selon sa mère, de maintenir un équilibre mental fragile, après des années de solitude et d’agitation judiciaire.

Une affaire qui continue de marquer les esprits

L’affaire Daval est l’une des plus médiatisées de ces dernières décennies. Ce crime conjugal, maquillé en disparition inquiétante, avait bouleversé l’opinion publique par la violence des faits, mais aussi par la duplicité apparente de l’époux, passé en quelques semaines du rôle de veuf éploré à celui d’assassin confondu. Son image de gendre discret s’était alors écroulée sous le poids d’une enquête minutieuse et de rebondissements multiples.

Aujourd’hui encore, l’affaire continue de susciter des interrogations sur les ressorts du crime domestique, la manipulation émotionnelle, mais aussi sur les limites du droit pénal dans la gestion des faux témoignages en contexte d’instruction. La confirmation de la relaxe en appel, bien que juridiquement fondée, laisse un goût amer à ceux qui espéraient une reconnaissance judiciaire plus explicite du préjudice moral subi par la famille Fouillot.

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