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25 août 2026

« Jeune et sans expérience » : Nicolas Sarkozy (70 ans) brutalement honnête sur Jordan Bardella

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Depuis des mois, Jordan Bardella multipliait les signes d’admiration à l’égard de Nicolas Sarkozy. Qu’il s’agisse de la présence d’un de ses livres sur son bureau ou de déclarations appuyées sur la grandeur de sa campagne de 2007, le président du Rassemblement national n’a cessé de tendre la main à l’ancien chef de l’État. Jusqu’à cette rencontre, enfin obtenue, dans les bureaux de la rue de Miromesnil, ce 1er juillet 2025.

Selon Le Parisien, l’échange fut « courtois et chaleureux », sans objectif politique formel, mais avec une charge symbolique évidente. Pour Bardella, l’événement s’apparente à une forme de reconnaissance. Pour Sarkozy, c’est une marque d’ouverture… ou une possible erreur stratégique.

Un soutien implicite qui dérange

Ce tête-à-tête a surpris jusqu’au sein même de la famille sarkozyste. Certains cadres LR se disent abasourdis par cette digue qui semble avoir cédé. « Si Marine Le Pen avait demandé à voir Sarkozy, il aurait dit non », s’indigne un membre LR du gouvernement. Et d’ajouter : « C’est un baiser de la mort. »

Le symbole est d’autant plus fort que Sarkozy a longtemps incarné un rempart contre l’extrême droite. Or, en acceptant de recevoir Jordan Bardella, même à titre privé, il envoie un signal fort – et ambigu – à une partie de l’électorat de droite tenté par l’union avec le RN.

Bardella séduit, mais Sarkozy reste prudent

Cette entrevue, Bardella la voulait depuis longtemps. Il y voyait une occasion d’asseoir sa stature, d’étoffer son image de « présidentiable », et surtout de tendre un pont vers l’électorat conservateur encore réticent. En déclarant avoir été choqué par le retrait de la Légion d’honneur de Nicolas Sarkozy, il avait su toucher une corde sensible. « On peut combattre quelqu’un, mais il ne faut pas oublier les services rendus à la République », avait-il affirmé.

Sarkozy, quant à lui, semble avoir apprécié la politesse et la retenue du jeune président du RN. Un proche affirme que l’ancien président a été « touché par les mots de Bardella », mais que la discussion était d’ordre personnel, pas politique. Pourtant, à ce niveau de visibilité, chaque geste a une portée publique.

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