Changement de visage, même ambition d’influence. Depuis le 16 février 2026, Laurence Ferrari a repris les commandes de La Grande interview sur CNews, succédant à Sonia Mabrouk partie rejoindre BFMTV.

Une transition scrutée de près, dans un paysage médiatique où chaque point d’audience compte. Après la démission de Sonia Mabrouk de CNews et d’Europe 1, la journaliste a annoncé dans la presse son arrivée prochaine sur BFMTV, où elle animera un rendez-vous politique à la rentrée 2026. En attendant, CNews a confié La Grande interview à Laurence Ferrari.
Dès ses premières éditions, l’émission a été observée comme un test stratégique pour la chaîne, soucieuse de conserver son leadership sur l’information en continu.

Des audiences solides pour CNews
Ce jeudi 19 février 2026, La Grande interview a réuni 568 000 téléspectateurs, soit 16,4 % de part d’audience auprès des quatre ans et plus, et 24,6 % sur les CSP+.
Ces chiffres ont permis à CNews de se classer première chaîne d’information sur l’ensemble du public, mais aussi auprès des 25-49 ans et des catégories socio-professionnelles supérieures. La chaîne s’est même hissée au premier rang national sur les CSP+, un indicateur particulièrement stratégique.
Bruno Retailleau en première ligne

Invité du jour, Bruno Retailleau a adopté un ton offensif. L’ancien ministre de l’Intérieur est revenu sur les affrontements ayant conduit à la mort de Quentin Deranque, militant nationaliste de 23 ans.
Évoquant le cas du député LFI Raphaël Arnault, dont plusieurs collaborateurs ont été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête, Bruno Retailleau a estimé que ce dernier devait démissionner de l’Assemblée nationale, jugeant que la situation « franchit toutes les bornes ».
Un coup de colère sur les “deux poids, deux mesures”
Interrogé sur le traitement judiciaire de certaines affaires impliquant La France insoumise, Bruno Retailleau a haussé le ton. Il a rappelé avoir saisi la justice pour des propos qu’il jugeait problématiques, tout en déplorant l’absence, selon lui, de suites comparables dans d’autres dossiers.
“Il ne peut pas y avoir deux poids deux mesures”, a-t-il martelé, exprimant son exaspération face à ce qu’il considère comme un déséquilibre dans l’application des règles.
Avec cette séquence, Laurence Ferrari poursuit son installation à la tête du rendez-vous politique de CNews. Les premières audiences semblent conforter la chaîne dans son choix, tandis que le débat politique, plus que jamais tendu, continue d’alimenter l’intérêt du public.










