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10 juillet 2026

Jean-Marie Le Pen : 6 mois après sa disparition, son testament « surprise » va-t-il provoquer une guerre de clans ?

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Entre la perte de son père, une condamnation judiciaire et une succession familiale qui s’annonce orageuse, la présidente du groupe RN à l’Assemblée se retrouve au cœur de tempêtes multiples. Et l’onde de choc de l’héritage de Jean-Marie Le Pen pourrait bien redessiner les lignes de tension au sein même du clan. Le 7 janvier 2025, c’est par voie de presse, en plein déplacement à Mayotte, que Marine Le Pen apprend le décès de son père, Jean-Marie Le Pen. Une information brutale, sans annonce familiale préalable, qui ouvre une séquence intime difficile. S’en suivra une trêve courte, vite balayée par les impératifs judiciaires et les turbulences médiatiques.

Car quelques semaines plus tard, le 31 mars, la justice la rattrape : Marine Le Pen est condamnée pour détournement de fonds publics. Une décision du Tribunal correctionnel de Paris qui pèse lourd dans le climat déjà délétère. Mais ce n’est que le début d’une série de déconvenues.

Un testament rédigé dans l’ombre

C’est un document d’apparence banale qui agite désormais les cercles familiaux : une page, écrite à l’encre bleue, rédigée de la main tremblante de Jean-Marie Le Pen le 5 août 2023. Selon Mediapart, ce « testament-surprise » aurait été conservé à l’écart de toute communication jusqu’à la mort de l’ancien président du Front national.

La surprise est de taille : Jean-Marie Le Pen y confère à sa seconde épouse, Jany, non seulement ses droits en tant que conjointe survivante, mais aussi l’usufruit de l’ensemble de son patrimoine. En clair, elle peut jouir des biens, les occuper ou en tirer des revenus… jusqu’à sa propre disparition. Le reste, notamment le célèbre domaine de Montretout, reste juridiquement entre les mains de ses filles, mais elles n’en auront la pleine disposition qu’au décès de leur belle-mère.

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