Ce contexte alimente les attentes des propriétaires, confrontés à une fiscalité jugée élevée dans plusieurs grandes villes françaises. La décision niçoise pourrait ainsi être observée de près dans d’autres territoires soumis aux mêmes tensions fiscales.
Une réduction parallèle de la taxe foncière

Au-delà des résidences secondaires, la réforme annoncée concerne également la taxe foncière. Le maire prévoit une baisse de 20 % des taux afin d’annuler la hausse intervenue en 2024 sous la précédente municipalité dirigée par Christian Estrosi.
Cette diminution vise à ramener la fiscalité locale au niveau de 2023. Concrètement, les économies attendues varient selon les situations. Pour certains foyers, le gain annuel pourrait atteindre entre 200 et 300 euros, notamment pour des appartements situés en centre-ville.
Au total, la municipalité estime à 50 millions d’euros le montant global des allègements fiscaux envisagés. Ces mesures concernent un ensemble de recettes fiscales évalué à environ 320 millions d’euros pour la ville, traduisant une réorientation significative de la politique budgétaire locale.
Un levier présenté comme réponse à la crise du logement

Pour Éric Ciotti, cette stratégie fiscale s’inscrit dans une logique plus large. L’allègement des charges pesant sur les propriétaires est présenté comme un moyen de relancer l’offre de logements, notamment en location de longue durée.
Dans une ville marquée par un nombre important de logements vacants et de résidences secondaires, cette orientation vise à encourager une meilleure utilisation du parc existant. L’objectif affiché est d’agir indirectement sur la tension immobilière, en incitant les propriétaires à remettre leurs biens sur le marché.
Des critiques sur la comparaison des taux
La réforme intervient après plusieurs années de hausse des impôts locaux à Nice, un point régulièrement défendu par l’ancienne majorité municipale. Celle-ci mettait en avant un taux de fiscalité global inférieur à celui d’autres grandes villes françaises.
Une argumentation contestée par la nouvelle équipe municipale. Selon elle, comparer les taux ne suffit pas à refléter la réalité fiscale, en raison de valeurs locatives particulièrement élevées à Nice, parmi les plus importantes du pays après Paris.
