La soirée représentait un tournant majeur dans la carrière de Léa Salamé, propulsée au poste de présentatrice du journal télévisé le plus emblématique du service public. Pour ce premier rendez-vous, elle s’était préparée dans le plus grand secret avec dix jours de répétitions intensives, avouant au Parisien être partagée entre excitation et inquiétude : « J’ai hâte de commencer mais je vais mal dormir. »
Des premiers mots hautement symboliques
À 20 heures précises, Léa Salamé a ouvert son JT par une formule attendue de tous : « Madame, Monsieur, bonsoir ». Elle a poursuivi avec un message sobre, affirmant vouloir informer et décrypter « avec la formidable rédaction de France Télévisions ». Cette entrée, à la fois solennelle et mesurée, a marqué un passage de relais historique après Anne-Sophie Lapix, dont le départ avait été annoncé en juin.
Une arrivée scrutée jusque sur les réseaux sociaux
Le symbole de son premier mot d’ouverture n’a pas échappé au public : un teaser diffusé avant la rentrée, reprenant son « Madame, Monsieur, bonsoir », était déjà devenu viral sur les réseaux sociaux, signe de l’attente suscitée. Pour parfaire cette première apparition, elle a bénéficié du soutien de son producteur, Régis Lamanna-Rodat, et de l’appui total de la direction de France Télévisions.
Une nomination qui n’allait pas de soi
En juin dernier, France Télévisions avait officialisé sa nomination à la succession d’Anne-Sophie Lapix, écartée en raison d’audiences jugées trop fragiles. Caroline Roux, d’abord pressentie, avait décliné l’offre, ouvrant la voie à Salamé, qui quittait alors la matinale de France Inter après onze années de présence. La présidente Delphine Ernotte avait salué « son talent et son lien fort avec le public », estimant qu’elle incarnerait avec exigence ce grand rendez-vous.
Des défis d’audience à relever
Reste l’enjeu majeur : redresser les chiffres d’un 20 heures en perte de vitesse. Depuis plusieurs saisons, France 2 peine à rivaliser avec le journal de TF1. L’arrivée de Léa Salamé, également aux commandes de l’émission Quelle époque !, est perçue comme une tentative de redonner souffle et attractivité à ce rendez-vous incontournable. Déjà en juillet, en découvrant le plateau qu’elle a décrit comme une « cathédrale », elle avait mesuré la solennité et la pression de ce nouveau rôle.



