Mervin Raudabaugh a pourtant décliné cette offre. Plutôt que de céder définitivement ses exploitations aux promoteurs, il a choisi de vendre leurs droits de développement au programme local de préservation des terres.
Cette opération lui aurait rapporté un peu moins de 1,9 million de dollars, soit environ 1,7 million d’euros. Une somme très inférieure à celle qu’il aurait pu percevoir en acceptant le projet immobilier, mais qui lui permet de préserver les terrains.
Près de soixante années passées sur ces exploitations
La décision de l’octogénaire s’explique avant tout par son histoire personnelle avec ces terres. Mervin Raudabaugh les exploite depuis près de soixante ans et affirme ne pas vouloir assister à leur disparition sous les bâtiments d’un centre de données.
Interrogé par la chaîne locale Fox 43, il a expliqué que la dimension financière n’était pas sa priorité. Son objectif principal était d’éviter que ses deux fermes soient détruites pour laisser place à de nouvelles infrastructures.
L’exploitation est également associée à plusieurs épisodes importants de sa vie. Dans les années 1950, sa mère serait décédée dans ses bras sur la propriété, alors qu’il était encore très jeune. Il avait ensuite dû consacrer une grande partie de son temps aux travaux agricoles, notamment à la traite des vaches et au fonctionnement de la ferme familiale.
C’est également sur ces terres qu’il a construit sa vie avec son épouse Anna Mae, aujourd’hui décédée, et élevé leurs enfants. L’agriculteur souligne par ailleurs la présence d’une faune importante, notamment des cerfs et des tortues, qu’il souhaite également préserver.
Une protection qui doit rester en vigueur même après une vente
Pour empêcher une future transformation des terrains, Mervin Raudabaugh n’a donc pas vendu ses exploitations. Il a cédé les droits permettant de développer et de construire sur les parcelles au Land Preservation Program de Silver Spring Township.

