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17 août 2026

« Je ne veux pas voir mes fermes rasées » : à 86 ans, cet agriculteur refuse 14 millions d’euros pour protéger ses terres d’un datacenter d’IA

Le principe est différent d’une vente immobilière classique. Le propriétaire conserve ses terres, mais une restriction durable est inscrite concernant leur utilisation. Les parcelles peuvent ainsi continuer à être exploitées pour l’agriculture ou conserver certains usages naturels autorisés, mais elles ne peuvent plus accueillir de lotissements, de centre commercial ou de centre de données.

Cette protection ne disparaîtra pas si la propriété est transmise ou vendue. Un éventuel futur propriétaire devra lui aussi respecter les restrictions établies.

L’accord aurait été finalisé le 30 décembre 2025 avec la participation du Lancaster Farmland Trust. Plus de 260 acres sont ainsi protégés de manière permanente, conformément au programme de préservation foncière mis en place localement en 2014.

Ce dispositif concerne notamment les espaces agricoles, boisés, naturels ou humides répondant aux critères établis par la collectivité.

L’expansion des centres de données augmente la demande de terrains

L’intérêt des promoteurs pour ce type de propriété s’inscrit dans l’expansion rapide des infrastructures nécessaires au cloud et à l’intelligence artificielle. Les centres de données nécessitent de vastes surfaces répondant à plusieurs contraintes techniques.

Les opérateurs recherchent notamment des terrains suffisamment plats et susceptibles d’être raccordés aux réseaux électriques à forte capacité. La proximité de la fibre et l’accès aux ressources nécessaires au refroidissement des équipements constituent également des critères importants.

La consommation d’eau associée à ces infrastructures fait partie des sujets régulièrement évoqués. Selon des estimations de l’Agence internationale de l’énergie citées dans l’article d’origine, les centres de données auraient consommé environ 560 milliards de litres d’eau à l’échelle mondiale en 2023.

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