Un lapsus, une hésitation, puis une phrase de trop. En quelques minutes de direct, une candidate à la mairie de Paris s’est retrouvée au cœur d’une tempête numérique.

Entre prix du pass Navigo et joueurs du PSG, la séquence a cristallisé un débat plus large sur la légitimité et la préparation des prétendants à l’Hôtel de Ville. Tout commence sur un plateau de télévision. Interrogée sur le prix du pass Navigo, la candidate se trompe. Puis, invitée à citer un joueur du Paris Saint-Germain, elle peine à répondre. Des questions simples, ancrées dans le quotidien parisien, qui surprennent par leur apparente évidence.
La scène circule immédiatement sur les réseaux sociaux. Les extraits sont partagés, commentés, décortiqués. En quelques heures, l’erreur devient virale.
Une défense qui enflamme les réseaux

Après l’émission, la candidate tente de rectifier le tir. Elle évoque un lapsus, explique avoir confondu tarif annuel et mensuel du pass Navigo, rappelle le remboursement partiel par les employeurs. Puis vient cette phrase : « Je ne suis pas un singe savant mais je travaille sur mes sujets ».
Ce qui se voulait une clarification devient un nouveau foyer de polémique. L’expression est reprise, détournée, parfois tournée en dérision. Pour certains, elle trahit une forme de condescendance. Pour d’autres, elle souligne surtout le malaise d’une candidate confrontée à des références locales incontournables.
Connaissances locales : symbole ou exigence ?
Au-delà de la formule, la séquence interroge les attentes des électeurs. Faut-il connaître par cœur les joueurs du PSG pour briguer la mairie de Paris ? En théorie, non. Mais dans l’imaginaire collectif, le club de football et les transports publics font partie du socle commun de la vie parisienne.

Ne pas maîtriser ces repères devient alors un symbole de déconnexion, davantage qu’une simple lacune factuelle. La campagne municipale, ancrée dans la proximité, exige une familiarité avec les réalités quotidiennes.
Des réactions politiques immédiates
Les adversaires politiques ne tardent pas à exploiter l’épisode. Certains pointent un manque de préparation, d’autres une méconnaissance du terrain. La petite phrase, censée recentrer le débat sur le fond, s’impose comme l’un des moments les plus commentés de la séquence.
Dans une campagne où chaque détail est scruté, le direct se révèle impitoyable. Une hésitation, une formule mal calibrée, et l’attention se détourne du programme pour se fixer sur l’incident.
Pour Sarah Knafo, cette scène pourrait rester comme un moment charnière de son lancement. La polémique illustre la rapidité avec laquelle l’image peut prendre le pas sur les propositions.










