Son choix esthétique influence ainsi plusieurs dimensions de son quotidien. Entre les difficultés professionnelles qu’elle décrit et les réactions auxquelles elle affirme être confrontée dans certains environnements sociaux, la visibilité extrême de ses tatouages l’expose régulièrement au regard et au jugement des autres.
Elle continue néanmoins de se faire tatouer par son compagnon. Son apparence résulte d’un processus engagé depuis plusieurs années et qui s’est progressivement intensifié jusqu’à atteindre plusieurs centaines de tatouages répartis sur son corps et son visage.
Le tatouage de plus en plus répandu dans la population française
La situation particulièrement atypique de Melissa Sloan contraste avec la démocratisation générale du tatouage observée dans de nombreux pays. En France notamment, le tatouage s’est progressivement installé dans toutes les catégories de la population, même si sa visibilité peut encore soulever certaines questions dans le monde professionnel.
Un sondage Ifop relayé en 2018 indiquait ainsi que près d’un Français sur cinq était tatoué ou l’avait été, témoignant d’une évolution importante des pratiques au cours des dernières décennies. Le phénomène ne concerne par ailleurs pas uniquement les jeunes adultes ou certaines catégories sociales.
Des différences apparaissent néanmoins selon les professions. Selon les données alors rapportées, 19 % des cadres et membres des professions libérales déclaraient être tatoués, une proportion légèrement supérieure à la moyenne observée dans l’ensemble de la population interrogée.
La pratique était encore davantage répandue parmi les ouvriers. Environ 38 % d’entre eux déclaraient porter au moins un tatouage, soit une proportion deux fois plus importante que celle relevée chez les cadres et professions libérales. Au total, environ un actif sur quatre était concerné.

