Mme Bescond a refoulé les souvenirs traumatisants, qui sont revenus progressivement sous forme de flash-backs.
Elle a accusé son violeur à l’âge de 21 ans, qui a été condamné à dix ans de prison. Mme Bescond a ensuite mené une brillante carrière – en 2017, elle a été nommée chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres. Toutefois, en plus de chorégraphier et de danser, elle s’engage à faire évoluer la législation française, qu’elle juge trop laxiste.

« La France connaît un tel retard en matière de maltraitance des enfants : 81% des infractions sexuelles contre les mineurs se produisent à leur domicile, et la loi actuelle ne les protège pas. Beaucoup trop d’avocats défendent l’indéfendable juste pour l’argent, et la loi est bizarrement pleine de failles et de clauses dérogatoires, notamment lorsqu’il n’y a pas de violence physique. »


