Cette interrogation soulève un enjeu majeur : un média financé par des fonds publics peut-il enquêter sur lui-même avec la même rigueur que sur des institutions extérieures ? La journaliste a insisté sur la nécessité d’une transparence totale, rappelant que ces structures reposent en partie sur les contributions des citoyens.
Face à elle, Élise Lucet a estimé que les problématiques habituellement traitées dans ses enquêtes ne concernaient pas directement le groupe public, posant ainsi les limites de cette autocritique journalistique.
Un débat élargi au secteur privé

La discussion a pris une nouvelle dimension lorsque la question de l’indépendance des médias privés a été introduite. Élise Lucet a évoqué la possibilité d’enquêtes au sein de chaînes appartenant à des groupes industriels, notamment autour de Vincent Bolloré.
Cette comparaison met en évidence une problématique commune aux médias publics et privés : la capacité réelle à traiter des sujets impliquant leurs propres structures, malgré des contraintes économiques ou institutionnelles différentes.
Ce parallèle a contribué à élargir le débat, en dépassant la seule question du service public pour interroger l’ensemble du paysage médiatique.
