Ce qui distingue aussi Leclerc, c’est sa politique de valorisation des compétences de terrain. L’enseigne ne cherche pas seulement des profils diplômés, mais des individus motivés, formés sur le tas, au plus près du produit et du client. Ici, l’expérience prime sur le pedigree académique.
Le parcours de Mathieu Dinasquet, directeur d’un centre Leclerc à 27 ans, illustre à merveille cette philosophie. Entré comme boucher à 1 950 euros nets, il dirige aujourd’hui une équipe de 83 personnes et perçoit entre 4 375 et 5 000 euros nets par mois. Un parcours exemplaire pour ceux qui doutent encore de la valeur du travail bien fait.
Un management de proximité et de passion

Mais le jeune directeur ne se contente pas d’un titre sur une carte de visite. Il reste sur le terrain, multipliant les heures et les casquettes, comme il l’explique lui-même : « Ce matin encore, j’étais à la boulangerie à 4h30 ». Son engagement est total, mais il en retire une forme de liberté rare dans le monde du travail. « Je suis libre de m’organiser. Si j’ai un rendez-vous médical, je le cale sans problème. »
Ce sens de la responsabilité mêlé à une grande souplesse organisationnelle constitue l’un des atouts du modèle Leclerc. Loin du schéma rigide des grandes entreprises, l’enseigne permet à ses responsables de construire leur propre rythme, tant qu’ils assurent leurs missions.
Une ascension méritée, sans artifice
L’exemple de Dinasquet résonne particulièrement dans une époque où la méritocratie semble parfois hors de portée. Chez Leclerc, il est encore possible de gravir les échelons sans diplôme prestigieux, à condition de fournir les efforts nécessaires. « Il faut foncer, à condition d’avoir la passion du commerce et du travail bien fait », explique-t-il avec sincérité. Un message qui parle aux jeunes en quête de sens professionnel, dans un contexte économique incertain.
