la durée de cotisation validée.
Ainsi, un salarié ayant touché 1 500 € nets par mois et disposant de tous ses trimestres peut espérer une pension de base correspondant à environ 50 % de son salaire moyen reconstitué, soit près de 973 € nets par mois. Toute interruption de carrière ou trimestres manquants réduit ce montant.
La retraite complémentaire : un pilier essentiel
Au-delà de la pension de base, tous les salariés du privé cotisent à l’Agirc-Arrco. Ce régime fonctionne par points acquis chaque année en fonction des cotisations versées. Leur valeur est ensuite convertie en pension mensuelle.
Pour un salarié gagnant 1 500 € nets, environ 2 590 points sont accumulés sur la durée d’une carrière complète. À la valeur actuelle du point (1,3498 €), cela représente 3 496 € par an, soit 291 € par mois.
Un revenu global estimé à la retraite

En additionnant pension de base et pension complémentaire, un salarié du privé rémunéré 1 500 € nets peut envisager une retraite d’environ 1 264 € nets par mois après une carrière complète. Bien entendu, ce chiffre reste une estimation moyenne : chaque parcours professionnel (interruptions, temps partiel, chômage, surcotes éventuelles) influe sur le montant final.
Un enjeu crucial pour l’avenir
Ces projections rappellent l’importance d’anticiper sa retraite et, si possible, de compléter le régime obligatoire par une épargne individuelle (PER, assurance-vie, immobilier locatif, etc.). Car si le système français assure une continuité de revenu, l’écart entre le dernier salaire perçu et la pension reste conséquent, pouvant fragiliser le niveau de vie à long terme.
