
Entre produits interdits, complications médicales et prise en charge par la Sécurité sociale, son récit relance le débat sur les dérives de la chirurgie esthétique.
Invité face caméra par Sam Zirah, Yohan Perani s’est livré sans détour sur son parcours esthétique. Connu pour ses transformations successives, il affirme avoir subi plus d’une dizaine d’injections aux lèvres. Il évoque un engrenage progressif, presque incontrôlable, où la satisfaction initiale laisse place à une envie constante d’augmenter encore le volume.
Selon ses propres mots, tout commence par quelques millilitres d’acide hyaluronique. Puis, à mesure que le produit se résorbe, l’envie de retrouver – voire de dépasser – le résultat précédent s’impose. « Tu continues, tu continues », confie-t-il, décrivant un « cercle vicieux ». À raison d’un millilitre injecté, puis d’un autre quelques semaines plus tard, les quantités s’accumulent rapidement. L’esthétique devient alors une spirale, alimentée par le regard porté sur soi et celui des autres.
Du produit résorbable au silicone interdit
L’histoire prend un tournant plus préoccupant lorsque l’influenceur explique avoir cherché un effet plus durable que celui offert par l’acide hyaluronique. C’est dans ce contexte qu’il affirme avoir reçu, à Dubaï, des injections de silicone. Or, ce produit est formellement prohibé en France à des fins esthétiques depuis plus de vingt ans. Le silicone injectable est strictement interdit en raison des risques qu’il comporte, notamment en matière de migration du produit et de complications inflammatoires.

