Après sa prestation en patinage artistique, Amber Glenn a brisé un silence persistant dans le sport de haut niveau. En évoquant publiquement ses règles, l’Américaine a ouvert un débat rarement assumé sur la réalité physiologique des athlètes féminines.
Le 19 février 2026, lors du programme libre des Jeux olympiques d’hiver de Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026, Amber Glenn a terminé à la cinquième place. Deux jours plus tôt, elle s’était classée treizième du programme court, compromettant ses chances de podium.
Interrogée après son passage, la patineuse américaine a surpris par sa franchise. Elle a révélé concourir pendant ses règles, expliquant combien cette situation rendait l’épreuve particulièrement éprouvante, tant physiquement qu’émotionnellement.
« C’est dur et personne n’en parle »

Sans détour, Amber Glenn a déclaré : « J’ai mes règles en ce moment. » Elle a souligné la difficulté supplémentaire que représente cette réalité biologique dans une discipline où la tenue, souvent légère et ajustée, expose le corps sous tous les angles.
Depuis 2024, le port de la jupe n’est plus obligatoire en patinage artistique féminin, mais l’esthétique du sport demeure associée à des costumes courts et moulants. La crainte de l’inconfort ou d’un incident visible accentue la pression mentale, déjà immense lors d’une compétition olympique.
Au-delà de l’aspect vestimentaire, la championne olympique par équipe a insisté sur la charge émotionnelle et la fatigue que peuvent entraîner les menstruations. Elle a regretté que ce sujet reste largement absent des discussions sur la préparation sportive.
